précarité du FLE
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Quelle image donnons-nous à ces étrangers qui viennent par choix ou par obligation, qui tous ont besoin du Français pour s'intégrer ? Comment exiger de ces étrangers non francophones une intégration si les outils (offres de cours) ne sont pas disponibles (ou de qualité) ?
Enfin, en ne mettant pas de crédit pour promouvoir notre langue à l'étranger (CCF, poste d'attachés linguistiques à plein temps, etc.), nous ne donnons pas envie de venir vivre (et donc faire marcher le commerce, etc, etc.) en France. L'investissement à produire n'est pourtant pas énorme en comparaison de ce que cela rapporterait en terme d'image notamment (demandes d'inscription en universités et grandes écoles, programmes d'assistants de langue, expatriation professionnelle et donc cours de Français spécialisé, ...)
Une ex-prof de FLE...
FLE
Passionnée de FLE, j'en ai fait mon métier...puis, je me suis vite aperçue qu'on préférait les stagiaires avec minimum 1 an d'expérience. Je n'ai travaillé qu'à l'étranger car j'ai toujours refusé de gagner 12 euros de l'heure. Quand on pense que les AF se font un max de thunes sur les étudiants et qu'elles payent à ce tarif-là, je refuse ! Par contre, l'Angleterre est une bonne alternative mais il faut passer un diplôme...Ne voulant pas vivre d'une façon précaire, j'ai abandonné le FLE après 5 années d'études pour reprendre le chemin de l'école: l'orthophonie. Courage à tous ! Espérons qu'un jour nous soyons reconnus comme de vrais professeurs et non plus comme "des Français qui parlent français !".
Je rentre en France et je n'ai pas cotisé à la retraite, je ne touche pas le chômage (papiers toujours pas envoyés par le Royaume-Uni) et je n'ai rien économisé pour construire ma vie.
Mais je continue à enseigner le français à des étrangers qui viennent en France, y compris en tant que bénévole dans des associations comme la Cimade qui fonctionnent grâce aux dons et aident les demandeurs d'asiles.
Aimer partager tout ça n'est pas synonyme de naïveté mais bien de conscience professionnelle et d'amour des apprenants, si avides de découvrir notre culture.
Nous travaillons plus que les profs de l'Education Nationale qui en plus ont tout le confort de la sécu, de la retraite et du saucisson au supermarché du coin! :)
Ok, nous avons choisi de partir mais à l'heure où le français est en danger par rapport à l'anglais, qui sont les meilleurs transmetteurs de la Francophonie?
Nous, les profs de FLE, sous payés, sans couverture sociale, sans retraite... Pourquoi est-on abandonnés ainsi alors que nous faisons rayonner la France à travers le monde ??
Mais en France, alors que les classe de CLIN, etc - aux sigles changeant chaque semestre - connaissent une forte demande et que de plus en plus de vacataires sont mobilisés, il serait légitime de proposer un CAPES, ou à défaut une situation plus stable et reconnue. Effectivement, l'enseignement ça ne s'improvise pas! On reconnait les compétences et les spécialités des enseignants de FLE/I dans les réseaux d'éducation prioritaire, pourquoi pas ailleurs?
J'espère de tout coeur que nous serons entendus !
Professeur de français langue étrangère depuis 12 ans à l'étranger, j'ai cherché du travail en France et en Europe pendant 6 mois cette année. A Bordeaux, retraités, bénévoles et stagiaires exercent mon métier, et ceux qui en vivent sont dans la précarité malgré un très haut niveau de compétences.
A Bruxelles ou en Allemagne, les écoles de langue souhaitent recruter des professeurs expérimentés en free lance : ils ne garantissent pas un nombre d'heure de cours minimum. Comment se dégager un salaire sans courir d'une école à l'autre ? Comment faire du bon travail quand on se demande si on enseignera assez pour vivre le mois prochain ?
Je trouve ces conditions de travail scandaleuses et j'ai décidé de repartir travailler en Chine, où mon travail est reconnu et correctement payé. J'ai choisi ce métier par vocation, je sais que je ne m'enrichirai pas, mais je veux en vivre dignement.
Je comprends et je partage les revendications de fond de cet écrit mais la manière de le faire non.
Par exemple dire que nous enseignons la plus belle des langues (l'esprit de Rivarol est parmi nous ... au secours).
Ajouter que nous venons des "meilleures universités et des classes préparatoires"...qu'est-ce que ça vient faire là dedans ! Alors ceux qui ne viennent pas d'universités réputées ne méritent pas qu'on reconnaissent davantage leur travail ? Il faut arrêter avec cette mise en avant de notre profession en la justifiant par des études "prestigieuses". On n'a pas besoin de se justifier de cette manière.
sans oublier les "intellectuels oubliés", les "grammairiens passionnés", je ne me retrouve pas dans ces qualificatifs.
Ce sont des petits détails certes mais ça décrédibilise selon moi le texte. La dernière partie listant les faits incompréhensibles est largement plus percutante. Après peut-être que l'auteur en a tellement marre, qu'il s'est un peu lâché ... ce que je peux comprendre aussi.
Des diplômes, de l'expérience, de la motivation, de l'envie et en face de l'ignorance, de la non assistance (à personne en danger ?), voire du rejet. Elle est belle cette France, bien loin de celle dépeinte dans nos beaux manuels de FLE.
Quand vos représentants de la France, vos ambassadeurs sous couvertures commencent à douter, à ne plus être capable de la défendre cette France, à conseiller de bien y réfléchir à deux fois avant de s'y rendre car sous le verni poli le bois se fissure, vous ne vous inquiétez pas ?
Pas seulement une question de rémunération mais aussi et surtout de reconnaissance.
Nous, enseignants de FLE, sommes la voix de la France à l'étranger. Nous étouffer, nous brimer, c'est nous faire disparaître, et avec nous l'écho du français.
ma fille de 25 ans consacre sa jeunesse (et sans doute sa vie, c'est comme ça la passion !)au rayonnement du français de part le monde pour un salaire de misère et dans la plus grande précarité ( même lors de ses rares retours en terre natale ) : c'est plutôt courageux pour une petite fille d'émigré polonais qui apprit le français "sur le tas" et en garda les imperfections jusqu'à sa mort, n'ayant pas eu la chance de bénéficier de cours de FLE ! Mais c'était en 1944...
Merci Monsieur le Misnistre, de faire quelque chose pour nos enfants, vos professeurs...
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N'oublions pas que nous sommes les représentants de la langue française et de la francophonie à l'étranger...et qu'en cela nous méritons d'être reconnus!